Tango (18) : mise en route
Tout a commencé comme dans un film. Au monopoly de la vie avons nous tiré une carte
chance ?
Samuel lance à nouveau les dés. Nous voila propulsés dans un voyage tout droit sorti de l’imagination d’un rêveur. Un voyage sans convention où les couleurs et les formes de l’amour se mêlent dans le rouge de fleurs érigées au dessus de l’eau et le bleu du ciel qu’elles transpercent.
Je m’émerveille, il jubile le regard balayant un horizon imaginaire. Enlacés, souriants nous contemplons notre scène.
Nous nous sommes rencontrés un cinq…ou un sept… Le temps n’a plus d’importance. Sans réfléchir, nous franchissons la porte de cet espace. Est-ce la bonne ? Qu’importe.
Je sens, hume, goûte et vibre de me sentir vivante. Joyeux, nous fredonnons ensemble de vieilles chansons françaises et rions de notre connivence musicale. Nous sommes, tout à coup, les vedettes d’une comédie musicale. Je voudrais danser dans la rue mais je n’ose pas. Je serre sa main, esquisse un pas de deux, me colle à sa poitrine et offre mes lèvres, pour réduire encore l’espace (temps).
Tout semble possible. Le voyage s’accélère.
Pour aller plus loin, nous prenons la route. A travers les vitres de la voiture, le paysage s’estompe. Seules quelques tâches aux formes indéfinissables apparaissent. L’irréel nous rejoint. Puis, progressivement, le paysage se redessine.
Nul besoin de chanter «j’étais sur la route toute la sainte journée, j’nai pas vu le doute en toi s’immiscer, si seulement j’avais pu lire dans tes pensées.»
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Publié le 26 janvier 2012 à 23 h 38
par Carol et classé dans Journal.
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