Jusqu’où cela nous mènera t-il ?
Faire l’exégèse d’une histoire d’amour ne contribuera pas à la rendre plus belle ou moins belle, au contraire.
Je ne me demande pas si le sentiment d’aimer et d’être aimée peut encore apparaitre dans ma vie, dans mon coeur.
Ce phénomène si bouleversant, dont l’emprise peut changer toute ma vie, surgit et m’emporte.
Un simple mouvement secret du corps, vers un être unique, à lui seul destiné ou encore cette attente, dans laquelle je ne suis pas enfermée, et qui d’un seul coup se dénoue, me libère et me projette effarée et émerveillée vers cet autre espéré.
Au vents des quatre saisons, l’amour fait tourner en son nom tous les moulins de mon cœur.
Il fait de moi ce qu’il fait avec les autres : il me donne envie de parler, de rire, d’être heureuse. Il réveille mes rêves, me pousse à m’émerveiller de tout, de rien.
Tel un caillou jeté dans l’eau d’un ruisseau et qui laisse autour de lui des milliers de ronds frémissants qui iront s’apaisant, l’amour m’amplifie, me mobilise, m’inquiète et me sécurise à la fois.
Et si l’amour reste un mystère, il est de l’ordre de la révélation même s’il relève de la création permanente pour l’alimenter, le renouveler.
Aimer suppose de me laisser habiter, envahir par un sentiment sur lequel je n’ai aucun contrôle, aucune maîtrise. Tant mieux !
Pour certains l’amour s’accompagne d’angoisses, qui ne concernent pas la fiabilité de l’autre mais la perte de contrôle, l’acceptation de l’abandon et d’un questionnement sans réponse : jusqu’où cela nous mènera t-il ? Tant pis pour eux.
Aimer me permet d’être réveillée par la découverte et le développement d’une créativité insoupçonnée.
Alors, j’ouvre à nouveau les yeux et je découvre que je n’ai pas sommeil.
Ce qui se vit par amour, se vit toujours par delà le bien et le mal.
Il est là.
Qu’importe où cela me mènera !
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Publié le 11 janvier 2010 à 6 h 54
par Carol et classé dans Journal.
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